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Cette théorie est simple et elle m’est venue naturellement. Elle s’applique également à notre quotidien. Quand vous vous trouvez face à une situation, comme cela fut mon cas, après le match contre l’Algérie où nous perdons à Douala, à domicile. Il fallait que je prenne les choses en main. À cet instant, l’équipe est en danger, donc lorsque vous savez que vous êtes en danger, en fait vous n’êtes plus en danger. Puisque vous prenez conscience de ce danger. Cependant, quand vous ne savez pas que vous êtes en danger, c’est à ce moment-là que vous êtes en danger. Nous étions au pied du mur, et nous n’avions plus d’autre choix que de battre l’Algérie chez elle, pour nous qualifier.

Depuis quelque temps, on sent un nouveau souffle au sein de la Fecafoot. Il y a eu l’élection de Samuel Eto’o à la présidence de la fédération, quelques mois plus tard votre nomination en tant que sélectionneur, puis dernièrement Patrick Mboma vous a rejoint en tant qu’ambassadeur. Vous trois, avez écrit une des plus belles pages du football camerounais. Comment sont définis vos rôles et surtout quelles relations entretenez-vous ? 

Il est vrai que nous avons partagé de bons moments en sélection. C’est très facile de collaborer avec eux. Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans un environnement, dans lequel nous devons transmettre notre expérience et notre vécu à la nouvelle génération. Nous travaillons en symbiose Cependant, comme j’ai l’habitude de dire : “chacun reste dans son couloir”. Le Président de la fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o Fils est dans son rôle, avec tout ce qu’il apporte. Patrick Mboma fait de même dans sa fonction d’ambassadeur, et moi je suis le sélectionneur des Lions Indomptables du Cameroun. Nous sommes en symbiose, comme nous l’étions sur le terrain. C’est une nouvelle structuration. Et il était temps que des anciens joueurs s’associent pour le bon déroulement de notre football, car nous savons gérer tous les aspects de ce jeu, que cela soit sur le carré vert ou en dehors. Nous allons tout mettre en œuvre pour atteindre nos objectifs. 

Le Cameroun est logé dans le groupe G avec la Serbie, la Suisse et le Brésil. Comment voyez-vous chaque sélection ? 

Attention, il n’y a pas de petites équipes à ce niveau. Aucune de ces équipes ne découvre la Coupe du Monde. On a tous une histoire avec cette compétition. Tout le monde est pris au sérieux. Maintenant, nous nous préparons très bien. La fédération met tout en œuvre pour que nous soyons dans les meilleures conditions au Qatar, afin d’être à la hauteur de cette compétition.

À quelques semaines du coup d’envoi, avez-vous plus ou moins, les noms des 26 acteurs camerounais qui seront au Qatar? 

Je n’ai pas, précisément les 26 pour le Qatar. Par contre, j’ai une idée qui est plus ou moins claire à ce moment précis. Mon staff ainsi que moi-même continuons à suivre les joueurs dans leurs clubs. On échange avec eux, afin de pouvoir faire en sorte de les mettre dans de bonnes conditions et qu’ils soient disponibles au moment venu. Vous savez, il peut y avoir des blessés.

Quels sont vos critères de sélection ? 

La performance ! Notre critère principal. L’influence qu’ils ont dans leur clubs respectifs. Nous devons présenter un groupe compétitif, à la hauteur de nos attentes et nous n’avons plus le temps, la Coupe du Monde va arriver très vite.

Pour la première fois, cinq sélectionneurs africains seront à la tête des cinq équipes qui prendront part à ce Mondial. Votre avis ? 

Cela démontre que le continent africain a beaucoup appris et a compris qu’il fallait donner l’opportunité aux entraîneurs locaux. Les choses évoluent. C’est encourageant. Il suffit juste d’instaurer une relation de confiance. Nous cinq, nous avons montré que nous pouvons être africain et capables de manager des équipes. 

Dans mes échanges avec Samuel Eto’o, je dis souvent : “Monsieur le Président, vous avez pris un gros risque en me désignant sélectionneur des Lions Indomptables.” Il me rétorque : “Non ! Ce n’est pas un risque. Je crois en vous”. Dès lors, on comprend très bien sa détermination. C’est un plaisir de travailler dans ces conditions. Cela vous motive.

Samuel Eto’o, le Président de la fédération camerounaise de football, a dit récemment que “les Lions Indomptables n’iront pas au Qatar en balade” et qu’il voulait plus qu’un quart de finale. Est-ce possible ? 

Le peuple camerounais reste sur une blessure. Cette Coupe du Monde 2014 au Brésil, où le Cameroun a été éliminé dès la phase de groupe, en n’ayant engrangé aucun point.

Les Coupes du Monde se suivent mais ne se ressemblent pas. Le passé c’est le passé. Aujourd’hui, il y a une nouvelle dynamique, il y a de nouveaux projets et des nouveaux dirigeants. Je ne dirai pas que 2014 a été une erreur. Mais je peux vous dire que nous ne serons pas sujets aux mêmes problématiques dont nous avons fait face au Brésil. 

7 Comments

  1. Bien-sûr ils feront mieux que qu'en 2014,car pour les préparatifs de cette année,ils avaient joué l'Allemagne en vrai pour nous donner de l'espoir pour rien…au contraire tout ira de mieux pour ce mondiale !

  2. Très bonne vidéo champion.. soyons tous unis derrière notre équipe nationale en direction de Qatar… 🇨🇲🇨🇲🇨🇲⚽⚽⚽⚽💪💪💪💪

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